Cent cols en Triveneto

Rédigé par Régis Paraz

Présentation

Ce circuit de 1 850 km, comprenant 100 cols pour 43 900 m de dénivellation environ, a été tracé par Gianni Solenni de la Confrérie des Cent Cols (Membre n° 3720). Il est situé entièrement en Italie dans les trois régions italiennes qui constituent ce qu’on appelle le Triveneto. Le circuit est entièrement goudronné sauf deux cols en option.

Parcours

Profil

Bulletin d’inscription

Thème

Le Club des Cent Cols, fondé en 1972, affilié à la Fédération Française de Cyclotourisme sous le N°6384, vous propose cette randonnée permanente basée sur un thème simple : « Cent cols ».

Cent cols, soit pour vous permettre d’intégrer la Confrérie du Club des Cent Cols, soit pour vous permettre de progresser dans le « Tableau d’Honneur » de la Confrérie, de toute façon pour vous faire découvrir ou redécouvrir ces hauts-lieux du cyclotourisme et du cyclisme en montagne, tels que les Dolomites.

Description et particularités des régions visitées

De la belle localité de Salò, on rejoint Vobarno où commence l’ascension du 1er col, par une route communale peu fréquentée, un peu étroite et avec quelques courts passages à 13° ou 14°. On plonge ensuite dans la descente vers un autre lac, beaucoup plus petit mais tout aussi beau, celui d’Idro. On peut déjà l’admirer, et cela vaut la peine de s’arrêter, dans la descente avant d’atteindre la rive. Dès la sortie d’Anfo, commence une série de cols qui amènent juste au pied de l’imposant massif de l’Adamello. La descente suivante ramène au bord du lac d’Idro. Là aussi, cela vaut la peine de s’arrêter pour admirer le magnifique panorama.

On laisse rapidement les montagnes de Lombardie pour entrer dans le Trentin en suivant la Val Rendena. Madonna di Campiglio est une des perles des Dolomites du Brenta. Cette célèbre station d’hiver et d’été est connue entre autres pour la « Tre-Tre », piste utilisée pour les compétitions de coupe du monde de ski. On se trouve dans la partie occidentale du massif du Brenta et on le contourne par le Nord en passant par les cols des Palade et de la Mendola dans la partie la plus septentrionale. Dans la partie orientale du massif, on peut ainsi traverser les localités d’Andalo et de Molveno dont le lac se situe sous les cimes du Grostè, de la Brenta et de la Cima Tosa. Une fois redescendus du Passo Ballino, on se retrouve à nouveau sur la rive nord du lac de Garde, à Riva. De là, on monte au col San Giovanni et en suivant les indications, on affronte le col Santa Barbara avec ses côtes mortelles à 15%, qui ont été le théâtre de défits lors du Giro. On gravit ensuite un autre sommet important, le Bondone aux nombreuses stations touristiques. C’est là-aussi un terrain propice aux courses cyclistes, et également motocyclistes il y a encore quelques années. C’est là que Charly Gaul écrivit l’une des plus célèbres pages de l’histoire du cyclisme.

Après avoir traversé le Val Lagarina, on découvre d’autres lacs que l’itinéraire permet de longer et d’admirer : ceux de Caldonazzo et de Levico, tout simplement splendides. De Levico, importante station thermale, on peut monter jusqu’à Panarotta , station touristique située à 1800m d’altitude. Les coureurs professionnels du Giro se sont risqués sur ce parcours lors d’un contre-la-montre. Mais, comme on peut l’imaginer, dans ces montées se déroulent beaucoup d’autres courses. La montée à Panarotta n’est pas prévue au parcours (facultative).

On continue sur l’ancienne route nationale (éviter la nouvelle, trop fréquentée ) et on part vers l’Est en franchissant plusieurs cols qui permettent d’arriver pour un 1er passage à proximité des Dolomites, uniques au monde pour leur structure, leur beauté et leur majesté. Quand on regarde vers le Nord depuis Fiera di Primerio, on découvre le groupe des « Pale di San Martino ». On se contentera d’y jeter un coup d’oeil car le Passo Cereda est difficile. En le franchissant, on entre dans le Veneto, dans la région connue sous le nom d’Agordino. Toujours en filant vers le nord-est, on longe une autre région intéressante, le Cadre où on repassera après avoir fait une boucle. Par le Passo della Mauria, on entre dans le Frioul et on suit longtemps la RN 52 dite d’Alemagna, importante artère jalonnée de nombreux cols. Un petit détour pour escalader le col de la Pura nous permet de voir et d’apprécier le lac de Sauris à près de 1000m d’altitude. On emprunte une route spectaculaire qui passe sur la digue du barrage de retenue. A Ampezzo,on retourne pour un court moment sur la RN52 . En fait à Prinso, on tourne à droite pour faire un aller-retour soit au col du même nom soit à la Forcella di Monte Rest. Revenus sur la nationale, l’itinéraire tourne de nouveau à droite, à la hauteur de Preone, sur la route départementale pour grimper les Sella Chiampon et Chianzutan, avant d’arriver à Tolmezzo, centre important de la Carnia. De là on atteint Paularo, on gravit le Forcella di Lius et on redescend à Paluzza, village natal de la championne de ski Manuela Di Centa

De là, même si ce n’est pas inclus dans le parcours initial, on peut gravir par le versant le plus facile le col de Zoncolan , une des montées les plus difficiles d’Europe. Mais si on veut essayer par le versant opposé, le plus difficile et le plus célèbre, il suffit de suivre le parcours en montant le Valcalda et en descendant directement à Comeglians, à seulement 3 km d’Ovaro, point de départ du terrible Zoncolan.

L’itinéraire normal continue par la Val Pesarina qui mène à la Forcella Lavardet puis à 2 autres cols d’où l’on peut à nouveau admirer le lac de Sauris au-dessus duquel on était déjà passés. Si la journée le permet on pourra admirer le panorama enchanteur : lac, pâturages, cimes. On quitte le Frioul et on revient dans la Vénétie. On est ici sur la bordure orientale des Dolomites. Encore quelques montées et on se retrouve au coeur de ce splendide massif. Pour arriver au col des « Tre Croci », on passe non loin des Tre Cime di Lavaredo. On peut admirer le Cristallo, le Sorapiss, la Croda Rossa. De Cortina, on découvre aussi les Tofane, au pied desquelles on arrivera à la fin de l’ascension des cols de Falzarego et Valparola. Encore les super Dolomites à Corvara : le Sassongher, périple du groupe du Sella, et grimpant le Passo Fedaia voici la Marmolada … ensuite, en bas et encore les Dolomites : Sassolungo, Catinaccio, les Tours du Vajolet auxquelles on accède par une rude montée d’environ 6 km. Mais ce n’est pas encore fini. En suivant l’itinéraire, on retourne, façon de dire, très près des Pale di San Martino dans le val di Fiamma pour gravir le Passo di Lavazè, le col du groupe du Latemar. Laissant les Dolomites, on poursuit le long de la frontière entre Vénétie et Trentin, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre . On gravit le Passo Manghen du côté le plus facile … c’est ce qu’on dit, et on se retrouve dans le bas de la Val Sugana en passant par Levico. Cette localité pourrait faire office d’étape puisqu’on y passe 2 fois.

On suit la vieille route, aujourd’hui remise en état, que les Sultzen, soldats autrichiens, utilisaient pour rejoindre le front depuis leurs bases arrière et on arrive sur le plateau des Sept Communes où se déroula la Grande Guerre et où l’on reste assez longtemps. Chaque centimètre, chaque petite colline, chaque col, chaque vallée a été conquis plusieurs fois, perdu et repris alternativement par les 2 armées ennemies lors d’une guerre d’usure et de position. De nombreux vestiges témoignent encore aujourd’hui de ce Grand Conflit, de tout ce sang versé et des innombrables souvenirs : tranchées, forts, casemates, cimetières. On voit même encore les trous provoqués par les grenades (bombes). La « Grosse Bertha », le super canon autrichien bien que positionné près du lac de Caldonazzo, envoyait ses projectiles jusqu’ici.

On gravit le Passo de la Borcola et on entre à nouveau en Vénétie pour pédaler autour du Mont Pasubio, un autre rempart défensif au-delà du Mont Grappa. En VTT, on peut arriver jusqu’à la dénommée « Dent Italienne », au petit col (de commandement ?) où une pancarte vous saute aux yeux : « Ici, l’étranger ne passe pas ».

Pour retourner sur le parcours, après Pasubio, on entre en Lessinia, terre de prairies et de vignes, aux villages caractéristiques et aux cols qui, bien que peu connus, sont pourtant difficiles. Attention à la descente très raide du Passo Fittanze della Sega qui ramène dans le Trentin. Ce col gravi du côté du Trentin est l’un des plus difficiles d’Italie. Maintenant, il ne reste plus que le Mont Baldo, contrefort montagneux qui dépasse les 2000m d’altitude et qui sert de ligne de partage des eaux entre le Garda et la Val Lagarina.

Après la belle localité touristique de San Valentino, voici 3 cols ( Bocca di Créer, Navene et Cavallo di Novezza) qui se succèdent et qui mènent au sud du massif. Encore les « grimpettes » du Passo del Casello et du Passo di Lumini et on arrive à Torri del Benaco sur la rive Est du grand lac. De là, on a 2 possibilités pour regagner Sal, le point de départ. On peut suivre la route qui longe le lac sur une soixantaine de km en passant par Garda, Peschiera et Desenzano . Ou bien , et c’est conseillé, on traverse le lac en bateau entre Torri et Maderno, à 7 km de Sal. Cette belle et reposante traversée est ce qu’il nous faut (une détente, nécessaire) après tant de km en vélo …

Texte de Gianni SOLENNI, traduit de l’italien par Jean-Paul ZUANON et Bernadette BARRADI

Contrôles

Le participant doit faire contrôler sa carte de route au départ (Salo) et dans chacune des 12 sections de la randonnée en des points de parcours choisis par le randonneur lui-même. Chaque contrôle est sous forme soit d’un tampon humide sollicité auprès d’un commerçant ou d’une administration, soit d’une photo explicite (p.ex. vélo devant un panneau de commune ou de col). Les 12 sections sont les suivantes:

Salo: Tampon obligatoire au départ, à apposer dans la même case que celui de la section 1 ci-dessous

  1. Passo Croce Domini – Bagolino
  2. Passo Palade – Appiano
  3. Strigno – Fiera di Primiero
  4. Passo Pura – Preone
  5. Passo Tualis – Dobbiaco
  6. Passo Giau – Passo Sella
  7. Passo Fedaia – Passo Rolle
  8. Passo Lavazè – Levico Terme
  9. Passo Campogrosso – Valli di Pasubio
  10. Badia Calavena – Passo Fittanze
  11. Passo San Valentino – Ferrara di Monte Baldo
  12. Torri del Benaco

Principaux cols

Cols à plus de 2000 m.

  • Passo di Sella
  • Passo Pordoi
  • Passo Giau
  • Passo di Valparola
  • Giogo di Bala
  • Passo Gardena
  • Passo Falzarego
  • Goletto di Crocette
  • Passo Fedaia
  • Passo di Rodendino
  • Passo Manghen
  • Passo di Valles
  • Sella del Culac

Autres cols

  • Passo di Oclini
  • Passo Rolle
  • Passo di Lavena
  • Passo di San Pellegrino
  • Goletto di Cadino
  • Passo di Croce Dominii
  • Passo di Campolongo
  • Passo di Lavazè
  • Passo Tre Croci
  • Goletto Gavero
  • Passo delle Portole
  • Passo del Dosso Alto
  • Passo Campo Carlo Magno

Autres cols (suite)

  • Passo di Maniva
  • Valico di Monte Bondone
  • Passo Monte Croce Comelico
  • Bocca del Creer
  • Passo del Brocon
  • Passo Duran
  • Passo di Campogrosso
  • Passo di Pramadiccio
  • Passo Pura
  • Passo della Mendola
  • Sella di Dobbiaco
  • Passo Pian delle Fugazze
  • Forcella di Monte Rest, etc…

Règle du jeu des randonnées permanentes

Tout participant à cette randonnée permanente s’engage à respecter la règle du jeu la régissant.

Pour plus d’information

S’adresser au Responsable des randonnées permanentes

Roger COLOMBO
541 Rue des Combes
73000 Chambéry
FRANCE

Tél : +33 (0)4 79 72 46 37
E-mail : randos@centcols.org

Attention : Selon l’âge et la version de votre carnet de route, le nom et l’adresse du responsable peuvent être incorrects. Veuillez envoyer vos cartes de route à homologuer ainsi que vos cartes postales et vos récits de voyage uniquement à Roger COLOMBO à l’adresse ci-dessus (donc ne pasécrire à Bernard Pommel, Jean-Marc Lefèvre ou Roland Grimaud †).